mardi 1 septembre 2009

Mea Culpa, Mea Mea Culpa!

Ah, ma fille!

Voici environ dix mois et demi que je n'ai pas écrit sur ce blogue! Aargh! Ton père a un peu honte de lui.

Tu sais ce qui est le pire dans cette histoire? C'est que j'avais fait ce même constat il y a six mois et que j'avais écrit un billet au sujet de cette telle absence de verbiage numérique. Or, le texte que j'avais rédigé est resté dans l'ordi, sans que je ne le mette en ligne! Non mais!

Mais comme il vaut mieux tard que jamais, voici ledit texte en question. Je vais mettre à jour certains changements survenus entre-temps entre accolades [].

Au cours des prochains jours, j'ajouterai une autre capsule qui traitera d'un cossin utile qui meuble ta vie - les photos sont dans l'autre ordi, mais ça ne me tente pas de sortir mon arrière-train du lit, bon!

* * *

Mea Culpa [Je sais, je me répète!]


Ah, ma fille! Que ton père se sent petit dans ses souliers. Quatre [dix] mois! Quatre [dix] mois depuis la dernière fois que j’ai écris un billet dans ce blogue! Ton père est tombé dans le groupe majoritaire des lâches qui laissent à l’abandon leur carnet numérique! Oh non!


Vrai, tu diras que papa a été fort occupé des derniers mois. En fait, non tu ne peux pas le dire parce que 1) tu ne parles pas encore [Tu parles maintenant, oh que oui!] et 2) tu ne sais pas ce que papa fait dans la vie, à part des choses comme des changements de couche, du transport et de la manutention et du divertissement extrême. Papa a dû travailler un peu le soir, justement, à écrire. Déjà qu’il tape beaucoup sur son clavier le jour, d’avoir à piocher un peu plus le soir enlevait du temps de rédaction pour "notre" blogue. Oui oui, nous sommes partenaires moitié-moitié, lis ton contrat (Bon, tu ne sais pas encore lire, mais tu as dit oui quand j’ai parlé du projet, je l’ai vu dans tes yeux).


Papa a dû aussi préparer les Fêtes avec maman et passer au-travers desdites Fêtes, ce qui a impliqué un réveillon, des visites de la parenté et des amis un peu partout et, un classique, une nuit à l’hôpital en ta compagnie parce que tu n’allais pas bien.


[Ouf, c'est plus pantoute valide: non seulement on commence déjà à penser aux prochaines Fêtes, mais tu a passé une autre soirée à l'hôpital parce que tu n'allais pas bien. Mais maintenant tu vas mieux, ce qui est bien et mieux!]


Mais il y a eu beaucoup de moments de joie, de bonheur, d’allégresse, de rigolade, de candeur, de {ajoute ton complément d’objet direct favori, quand tu sauras ce que c’est, un complément d'objet direct} avec toi, et ça, oui ça, ça mérite de prendre une pause d’écriture. Je pense que tu sais que papa t’aime beaucoup, à en juger les sourires pleins de gencives - et de deux dents depuis quelques semaines [Maintenant six dents avec une septième en route, p'tite mordeuse!] - que tu fais quand je te le dis.


Toutefois, ce n’est pas parce que papa n’a pas écrit qu’il n’a pas observé les bons côtés et les failles flagrantes des objets qui servent à t’aider à faire ton premier bout de chemin dans la vie. (Oui, le bout de chemin est une notion imagée. Papa ne veut pas être accusé d’avoir mal construit les bouts de chemin en-dehors de la maison où les autos roulent - j'ai consulté un avocat. Mais si tu es pour tomber dans un nid de poule, papa va t’attraper par le fond de culotte pour te sauver, pour ensuite lever la poule, prendre des oeufs et aller te faire un beauuuuuuuuu déjeuner).


Donc, avant d’ouvrir une autre parenthèse (ce qu’il ne devrait pas faire trop souvent... Oups!), Papa disait qu’il a continué à observer les objets, les outils, les machins et les gugusses qui servent à bâtir la base de ta pyramide de Maslow. Aussi, Papa a l’intention de jaspiner un peu sur des choses pour les grands que lui et/ou maman aiment ou n’aiment pas.


Il est sûr que Papa pourrait avoir d’autres moments d’absence prolongée sur le Net. C’est vrai que Papa n’a pas d’obligation contractuelle, de promesse de publication de livre ou de dépendance de livrer la marchandise à cause qu’un bandeau dans un journal invite les gens à venir lire la suite de quelque chose sur ce blogue. Mais Papa ne veut pas te voir arriver dans quelques années, les sourcis froncés, en brandissant le doigt pour me chicaner parce que je n’ai pas écrit assez souvent sur la Toile. [Mieux vaut tard que jamais!]


Donc, je fais faire de mon mieux pour ne pas te faire honte et essayer d’écrire au moins un billet par semaine. [Ça reste à voir...]


Sur ce, je vais aller écrire le prochain mot. Je t’aime ma fille!

lundi 20 octobre 2008

Quand la réalité déborde de la bonne volonté...

Quoi: Couches en coton lavables
Qui: Bummis
Quand: À l'âge d'un mois environ
Où: Un magasin sur l'ave. du Mont-Royal
Combien: 200$

Coton ou pas coton, voilà la question...
- Cheque's pire

Dans la vie comme au hockey, on veut donner son 110% pour soutenir des causes importantes. La personne qui tapoche ces mots sur le clavier, tout comme la jolie épouse, sont bien conscients de l'importance de préserver la planète, l'environnement et la nature : Le recyclage, les produits de nettoyage écologiques, les sacs de commissions réutilisables, mettre la voiture au neutre dans les pentes, etc. Les accords de Kyoto, Tokyo et YokoOno, à notre humble avis, méritent d'être appliqués avant que ne soit transmise la réponse au rapport Malouf.

À l'arrivée de bébé, il est sûr et certain que le recours aux couches de coton a été envisagé et, éventuellement, adopté. Des amies de maman, d'ailleurs, avaient une grande expérience concluante en matière de retenue des produits dérivés de leurs rejetons. Ainsi, par un après-midi ensoleillé, pendant que petit bébé nageait encore dans le liquide amyotique - tel un piston dans la 10W30 - papa et maman sont allés se procurer un ensemble de départ de couches de coton lavables. "Oh les beaux cache-couches!", s'exclama maman. "Euh, à quoi serviront ces napperons beiges?", s'interrogea benêtement* papa.
















Gladu la tortue fondait beaucoup d'espoir
dans l'aventure
des couches lavables en coton...

Les deux tourtereaux (ou la tourerelle et le tartampion) avaient convenu qu'ils laveraient re-li-gi-eu-se-ment des couches réutilisables à la machine, afin d'éviter que quelque 30 000 couches jetables (plus ou moins, ça ne tente pas à papa de vérifier un chiffre qui, de toute façon est sans cesse à la hausse au fur et à mesure des lectures) ne se ramassent dans des sacs à vigange et dans des sites d'enfouissement, dans une banlieue, où jadis des vaches broutaient, des oiseaux gazouillaient et des enfants gambadaient sous un ciel radieux (en évitant les produits dérivés des vaches et des oiseaux, ce qui exerçait bien la coordination yeux-pieds.)

Donc, après avoir donné une dizaine de rectangles verts à la vendeuse, trop jeune pour avoir déjà pondu un enfant et donc dépourvue de compétences transversales pertinentes, hormis celle de dire que "ça fonctionne très bien", le couple-bientôt-famille est reparti avec un kit de départ. Ledit kit comprenait des couches en coton, des cache-couches avec des motifs et des fefleurs, des doublures absorbantes réutilisables pour capter les numéros-1, des triplures jetables pour contenir les numéro-2, un seau de rétention des couches et du petit savon spicial-spicial et doux-doux-doux.

Certes, les premières semaines, la petite affaire pondue par maman était trop petite pour porter lesdites couches de coton - on aurait dit qu'elle portait des épaulettes de football à l'envers dans son fond de culotte. Mais après quelques semaines, lorsque les couches de nourrissonne ont atteint leur limite de rétention, maman a lavé les couches de coton, assemblé les composantes, attaché le tout autour de la fille avec des velcros et mis un cache-couche vestimentaire et un pyjama. Tout était prêt, les représentants de Lévesque Beaubien Geoffrion étaient présents, l'attente pouvait commencer...

Comme première offrande, ma fille a fait un numéro-1. Les couches ont répondu à merveille en absorbant le liquide. "Hourra! Youppi! Bravo! 1 à 0 pour Dame Nature!", s'écrièrent les parents, en se faisant des high-5 et en se percutant de torse à torse. "On en met une autre?" "Oh oui! Oh oui!"...

Vint alors la brutale constatation de la dure réalité.

Ma fille, voyez-vous, avait une tendance à post-produire de façon assez énergique. En fait, à chaque fin de processus, on aurait dit qu'un Harley-Davidson de course d'accélération rinçait son moteur durant trois quarts de seconde. Comment un si petit paquet d'amour pouvait-il faire trembler les murs, et ce, d'un bout à l'autre de l'appartement? Le problème est que cette énergie s'est traduite par un débordement d'une grande ampleur. La couche, le cache-couche de couche, le cache-couche vestimentaire, le pyjama, le bébé et la mère n'ont pas été épargnés.

"Mmh, ça doit être une question d'ajustement", se sont dits les parents. Mais les tentatives d'ajustement n'ont pas permis d'empêcher des débordements qui portaient les parents à s'interroger sur leur choix.

Tout juste avant que papa ne sorte le Duct tape, une amie de maman est arrivée à la rescousse du 450. "As-tu essayé le pli en Y? Le rebord croisé? Le roulé scandinave?", a-t-elle suggéré et tenté sur le bébé (non, ce ne sont pas les vrais noms des pliages - papa ne s'en rappelle pas, bon!). Malheureusement, rien ne fit : les débordements ne cessaient de se poursuivre. Après quelques jours de réflexion, la mort dans l'âme, papa et maman sont retournés à la couche jetable...















Gladu la tortue, tout comme les parents de bébé, a été
confrontée à un choix difficile. Jetable ou lavable?
Non, elle ne s'en est pas lavée les mains...


Selon une étude publiée par l'université de Buffalo à Calcutta, la morphologie de l'arrière-train de ma fille et son haut niveau de "torque" (papa aime beaucoup le mot "torque") causeraient une incompatibilité entre le fessier de bébé et la couche de coton lavable. Certes, ladite couche est un rectangle plié en trois, et non un C ballonné, comme la forme d'une couche jetable (et celle des couches de coton quand papa était petit bébé), ce qui pourrait expliquer une partie du problème. Le cache-couche de couche semble être apte à rester collé au corps d'un bébé, mais il a fallu se rendre à l'évidence que ce bébé n'était pas le nôtre, et qu'il était hors de question d'échanger notre bébé contre cet autre bébé.

Alors que maman se préparait à mettre les couches (lavées) en vente sur un site Web, elle et papa ont entamé une réflexion : quelle alternative serait appropriée aux couches jetables? Il existe des couches non blanchies et en matières recyclées, tout comme il existe des couches de bambou, dont les impacts sur l'environnement sont moindres. Or, elles coûtent cheeeeeeeeeeer! Toutefois, la force du nombre pourrait permettre d'atténuer le coût de ces coûches.

Il reste à papa et à maman d'aller de l'avant et de tenter d'amorcer un mouvement de masse qui changera le cours de la planète...Pendant qu'ils continuent à changer les couches de leur fille.

Le mot de... Gladu la tortue : Ah, que les parents ont été déçus par l'expérience non concluante des couches lavables! Moi qui m'était offerte pour transporter le seau de couches sales sur ma carapace jusqu'à la laveuse! Dire qu'au siècle dernier, on lavait les couches sur une gratte dans un ruisseau, tout comme le bébé si la couche avait débordée! Peut-être que la NASA va inventer un modèle optimisé - ils ont une astronaute qui a fait des tests l'an dernier - à moins que ce ne soit un motard incontinent qui trouve la clé pour l'arrière-train de compétition de bébé?

Alors ? 2,5 biberons / 5 - Quelques points pour l'intention
5 biberons / 5 - Pour les acheteurs des couches qui n'auront pas de problèmes...

*Merci de l'inspiration pour cet adverbe, Julie C!

vendredi 26 septembre 2008

La musique adouciiiiiiiiiit leeeeees mooooooooeuuurssssssss...

Quoi: Mobile Baby Bear Sweet Dreams
Qui: VTech
Quand: Dès la fréquentation de la bassinette
Où: Grand Nord (merci à oncle Jean-Mathieu, tante Caroline et cousin Gabriel!)
Combien: Cadeau!

Quand vient le moment d'endormir un enfant, quoi de mieux qu'un peu de multimédia pour divertir, occuper et, éventuellement, hypnotiser et faire basculer dans un profond sommeil d'une durée de quelques heures ou quelques minutes...

Cet appareil connaît un grand succès auprès de ma fille à plusieurs égards. Premièrement, la musique (des berceuses avec d'agréables sons), les effets sonores (des oiseaux cui-cui, des ouaouarons wrebbit-wrebbit et de l'eau glou-glou) et des phrases positives et motivantes en français s'il vous plait (Bonne nuit! Fais de beaux rêves!) ont de quoi attirer l'attention et calmer le bébé le plus récalcitrant. Si bébé connaissait ses classiques du répertoire des berceuses, elle constaterait qu'ils y sont tous. Un sélecteur permet de sélectionner la joute de la musique, des effets sonores, de la musique et des effets sonores ou bien de rien du tout.

Sur le côté de l'appareil, une roulette permet d'ajuster le son qui est émis par un haut-parleur situé à l'arrière. Le positionnement du haut-parleur a plusieurs avantages: il ne rend pas le bébé sourd prématurément et il permet aux parents de savourer toute cette jolie musique! Les garnitures au pourtour de la bassinnette atténuent un peu le son, mais son niveau sonore est convenable pour les petites oreilles de ma fille. Notons le recours à un accent français de calibre international, ce qui évite que ma fille soit incitée à parler avec un accent en arrière-train de pondeuse d'oeufs. Une chance!

Sur le devant de l'appareil, sur un fond de ciel nuageux, on peut voir un nounours qui pique un roupillon dans un croissant de lune, alors que deux étoiles se poursuivent en rond avec frénésie, le tout éclairé par une faible lumière et baignant dans un liquide qui fait des bubulles. Comment le nounours fait-il pour dormir avec quiétude alors que l'eau bouillonne à ses pieds? Mystère.

Toujours sur le devant de l'appareil, on remarque un gros bouton qui prend la forme de deux notes de musique - deux croches, pour être précis. Ma fille, déjà, démontre des aptitudes de DJ lorsqu'elle active frénétiquement, d'un poing déterminé, le bouton à répétition. "Bonne nuit! Bonne nu-Bonne-Bon-Bon-Bonne nuit!", fait alors le mobile (Ma fille, papa va t'acheter deux tables tournantes pas-de-courroie quand tu seras grande). Les Beasties Boys ont déjà commencé à faire du maraudage, mais le hurlement furieux à-la-Slayer de ma fille les a fait déterrer sans demander leur reste. Revenez, les gars! Elle filait un mauvais coton!















(Haut: Hervé le requin, le dentier au vent, s'insurge contre

la consommation effrayante de piles du mobile)

Enfin, sur le dessus de l'appareil, un faisceau lumineux fait tournailler des oursons, des moutons et des nuages sur le plafond de la chambre. Il faut faire attention parce c'est sournois, une projection qui tourne en rond: on se met à la regarder, on devient étourdi et Hop! On prend le décor! Ces images connaissent aussi un grand succès. Robert Lepage est venu à la maison l'autre jour, mais nous n'étions pas là...

Il y a un seul hic avec cet appareil: il gobe les piles comme une petit fille engloutit du pouding au chocolat pendant que sa mère et son frère sont embarrés dehors. Quatre (4) piles C par deux semaines! Tout va bien et pour le mieux en matière de divertissement, jusqu'à temps que la musique se mette à ralentiiiiir et que la projection s'affaibliiiiiisse...

Il faut alors défaire trois cordons (et autant de noeuds), retirer l'appareil de la bassinnette, dévisser une plaque, retirer les piles usagées, mettre des piles neuves, revisser la plaque, reneoeuder les cordons et, enfin, mettre en marche l'appareil. La consommation de piles est telle qu'on se croirait à l'époque des premiers lecteurs MP3 qui ne permettaient même pas de jouer la symphonie inachevée de Schubert. Non mais!

Bien sûr, l'épouse a suggéré d'aller chercher des piles rechargeables, ce qui sera fait sous peu ou bientôt. Or, pour optimiser l'appareil, il faut acheter un chargeur neuf - parce que dans un univers énergétique dominé par les piles AA et AAA, le besoin en piles C est moindre - et il faut acheter non pas quatre (4) mais bien huit (8) piles! Car le temps de recharge n'est pas une notion compréhensible pour un bébé qui veut aaaaaabsolument dormir (Dixit ma fille: aah- aeueueu-aheuheuu..wreeeeeeeeeh!!!)

D'autre part, on entend aussi un peu le moteur quand le mobile fonctionne. Mais, que voulez-vous, il y en a partout, des bruits de moteur... Toutefois, le mobile s'éteint après un certain temps et redémarre si bébé se réveille et pleure. Merveilleux, n'est-ce pas?

Le mot de... Hervé le requin: Comment est-ce possible, alors qu'on peut envoyer l'homme sur la lune, que les objets pour bébé soient aussi énergivores? À quand un appareil qui va avoir un mode "sommeil" efficace? Hein? Et pourquoi pas un mobile à manivelle qu'on crinque? Hein? Hein? Non, je ne suis pas fâché! J'ai juste plein de dents!

Alors? 4 biberons/5 - Pratique, même si c'est énergourmand

mercredi 17 septembre 2008

Ça balance d'un bord et de l'autre (et de l'autre)

Quoi: Balançoire-berceau à cadre ouvert - Forêt tropicale
Qui: Fisher-Price
Quand: Environ 6 semaines
Où: Le magasin de la giraffe
Combien: Env. 180$ (moins des certificats et des sous - merci aux grand-tantes et oncles!)

Un bébé, c'est bien connu, occupe un certain volume dans les bras de ses parents assez souvent dans une journée. Mais il arrive que les parents aient besoin de faire des tâches, comme préparer le souper, ramasser la table pour faire le souper ou, quand ça adonne, souper.

(Haut: Roland l'éléphant présente avec candeur
la balançoire-berceau qui a fait remuer et tanguer

autant le bébé que les parents)

Cette balançoire-berceau, avec sa thématique de jungle, semblait tout à fait appropriée pour ma fille. Ses couleurs pas agressantes et ses motifs sur le coussinage, ses mélodies et ses sons et surtout son trio d'animaux suspendus semblaient prometteurs.

L'assemblage est assez facile. Quelques pièces à emboîter, quelques vis à visser, un fil à brancher, et Hop! Le tour est joué. À première vue, la construction semble solide, mais les bouts des pattes ne sont pas tout à fait à plat. C'est difficile de les ajuster, parce que lesdites pattes sont imbriquées dans le reste de la balançoire par des pinouches en métal. Le harnais s'attache bien et la tablette reste attachée après ses amarres en position fermée lorsque ma fille y prend place.

Un élément chouette est la possibilité d'alimenter le module du moteur et de la musique par électricité. L'appareil accepte des piles, mais comme les objets pour enfants ont tendance à gober des piles comme une ado se beurre de baume à lèvres, le recours à la puissance évocatrice d'AC/DC mérite un pouce en l'air.

Une autre fonction chouette est qu'il est possible de tourner le siège dans trois positions: gauche, centre et droite. Par exemple, la position gauche sert quant on prépare la bouffe, et lorsque vient le moment de passer à table, schklonk-schklonk, le siège est pivoté. C'est mieux que d'avoir à tourner la balançoire...Attention au bébé! ATTENTION AU BÉBÉ!!!!!!! AAAAAAAH!

La première utilisation de ma fille s'est bien passée. Elle n'a pas voulu se jeter par-dessus bord - ce qu'elle n'aurait pu faire en raison du harnais qui l'immobilisait dans le siège. Au contraire, elle a démontré un certain penchant pour les animaux en peluche qui tournaillaient au-dessus de sa tête, accompagnés de musique des Caraïbes - Respect! - ou de sons de fond de jungle.

...En fait, ma fille démontrait un certain penchant tout court, puisqu'elle avait tendance à pencher vers l'intérieur de l'appareil. L'épouse a fait remarquer que le siège de l'appareil n'était pas à niveau. Fortement incité à examiner la question, la blançoire a fait l'objet de moults tests: écartèlement des pattes, évaluation d'un possible shimmage, envisageage d'un tordage de tige, etc. Qui plus est, le moteur s'est mis à faire un petit grincement (yeeeeek, yeeeeek) qui agaçait juste-un-ti-peu.














(Haut: Roland l'éléphant risque sa vie (et son habit multicolore)
pour démontrer, avec un équilibre précaire, combien la
balançoire cante d'un bord.)


Un appel chez Fisher-Price a permis de constater deux choses: 1- Avoir du service en français n'est pas évident quand la francophone de service n'est pas disponible/n'est pas là, et ce, même pour une entreprise qui est présente sur le marché local depuis, plus ou moins plus une trentaine d'années. 2- Les gens du service à la clientèle sont néanmoins honnêtes et serviables.

La jeune dame de l'Ontario a expliqué qu'il était normal que le siège penche un peu d'un côté, que l'amélioration de son tonus musculaire aiderait au maintien de sa posture et que le poids croissant du bébé ferait en sorte que le siège pencherait moins éventuellement. Il est vrai que ma fille va sûrement passer encore plusieurs mois dans cette chaise - nous n'en sommes encore qu'à la vitesse 1 du balancement et le moteur est à peine rodé - mais j'espère qu'elle ne finira pas pesante comme un lutteur sumo obèse qui fait de l'embonpoint.

Quant aux grincements, la dame a suggéré l'envoi d'un deuxième module de moteur et musique Quelques jours plus tard, une grosse boîte était livrée à domicile. Constats: 1-les pièces de rechance ne sont pas bilingues, et 2-la musique est une petite affaire plus lente sur ce module - est-ce à dire que les modèles bilingues sont plus speedés pour inciter le développement du cerveau du bébé afin qu'il apprenne plus d'une langue et pratique le multiculturalisme plus tard? (J'imagine la face que ferait la dame au service à la clientèle si j'appelais pour poser cette question...) Quant au cantage, il est uuuun peu moins pire.

Parfois, ma fille aime bien passer des moments tranquilles dans cette chaise et donne une petite pause à ses parents. D'autres fois, elle joue à je-crache-ma-suce-et-je-lance-mon-ti-toutou et fait rager ses parents. Parfois, paaarfois, elle s'endort et fait ramolir le coeur de ses parents.

Le mot de... Roland l'éléphant: Ah, c'est pas facile la vie d'animaux de divertissement! Parlez-en à mes amis Pierre le singe, Paule la rainette et Jean-Jacques le toucan qui passent leur temps à tourner en rond sous le regard admiratif de bébé. La gloire, l'admiration, la première page du "Jeudi"... Mais qui fait des chutes et, éventuellement, fera des vols planés lorsque la balançoire swignera plus vite? Hein? Hein?

Alors? 4 biberons/5 - Hé que c'est pratique, somme toute

mardi 9 septembre 2008

Premiers verbiages, premiers tétinages

Bonjour!

Enfin, une première entrée dans ce blogue! Après des semaines de gossage, je prends quelques minutes pour inaugurer cet espace social.

Bon. Pourquoi ce blogue? Je suis père depuis quelques semaines d'une adorable petite fille. Depuis les mois qui ont précédé sa naissance, sa mère et moi avons observé, magasiné, acheté et étrenné des produits qui sont destinés au bien-être de notre premier enfant. Autant l'information accessible par le biais d'Internet que les conseils d'amis nous ont été précieux.

Mais voilà, c'est en forgeant qu'on devient forgeron et c'est en essayant qu'on devient essayon: c'est sur le terrain, loin des forums de discussion et hors des salles de montre, que l'on constate si les produits sont pratiques, durables et bien conçus. J'ai pu constater que certains répondent aux attentes, d'autres ont quelques défauts et d'autres donnent du fil (et de la bobine) à retordre.

Sans prétention, je souhaite partager mes observations afin d'aider les parents actuels et futurs dans leurs choix, ou leur faire dire "Enfin! Je ne suis pas seul(e)!"

Quelques notes en terminant ce message initial:

- Je me donne comme objectif d'ajouter un message dans ce blogue au moins une fois par semaine. Je n'ai que deux yeux, dix doigts et un cerveau et je ne suis pas la salle de nouvelles de Radio-Canada;

- Ma fille sera surnommée très originalement "Ma fille" dans ce blogue. Quand elle sera grande, elle pourra assumer elle-même sa vie sur la Toile. Ceux qui oseront rouspéter goûteront à la médecine de mon 12 à gros sel;

- Ma fille, en contrepartie, sera représentée par des porte-paroles en bourre et en peluche. Je vous avertis, ils n'auront pas leurs langues (en tissu) dans leurs poches;

- De temps en temps, je rapporterai les fines observations ou les saintes colères de l'épouse à propos du fonctionnement ou de la qualité de produits pour bébés ou pour parents. Ces propos seront rapportés dans des chroniques qui porteront un nom tout à fait approprié...;

- Ce blogue sera rédigé en français en premier lieu, mais il est possible que je traduise certaines chroniques dans la langue de Shakespeare. Sait-on jamais, mon verbiage pourrait intéresser des internautes de Londres, de Moscou, de Beijing ou de Sudbury;

- Ceux et celles qui voudront laisser des commentaires seront les bienvenus. Toutefois, les messages devront obtenir mon sceau de qualité. Les niaiseries amicales et les commentaires constructifs sont encouragés. Toutefois, les pourriels, les offenses et les propos déplacés résulteront en le lâchement de gros molosses aux trousses des cyber-gigons;

Sur ce, j'ai soif d'un verre d'eau. À plus!