Ah, ma fille!Mea Culpa [Je sais, je me répète!]
Ah, ma fille! Que ton père se sent petit dans ses souliers. Quatre [dix] mois! Quatre [dix] mois depuis la dernière fois que j’ai écris un billet dans ce blogue! Ton père est tombé dans le groupe majoritaire des lâches qui laissent à l’abandon leur carnet numérique! Oh non!
Vrai, tu diras que papa a été fort occupé des derniers mois. En fait, non tu ne peux pas le dire parce que 1) tu ne parles pas encore [Tu parles maintenant, oh que oui!] et 2) tu ne sais pas ce que papa fait dans la vie, à part des choses comme des changements de couche, du transport et de la manutention et du divertissement extrême. Papa a dû travailler un peu le soir, justement, à écrire. Déjà qu’il tape beaucoup sur son clavier le jour, d’avoir à piocher un peu plus le soir enlevait du temps de rédaction pour "notre" blogue. Oui oui, nous sommes partenaires moitié-moitié, lis ton contrat (Bon, tu ne sais pas encore lire, mais tu as dit oui quand j’ai parlé du projet, je l’ai vu dans tes yeux).
Papa a dû aussi préparer les Fêtes avec maman et passer au-travers desdites Fêtes, ce qui a impliqué un réveillon, des visites de la parenté et des amis un peu partout et, un classique, une nuit à l’hôpital en ta compagnie parce que tu n’allais pas bien.
[Ouf, c'est plus pantoute valide: non seulement on commence déjà à penser aux prochaines Fêtes, mais tu a passé une autre soirée à l'hôpital parce que tu n'allais pas bien. Mais maintenant tu vas mieux, ce qui est bien et mieux!]
Mais il y a eu beaucoup de moments de joie, de bonheur, d’allégresse, de rigolade, de candeur, de {ajoute ton complément d’objet direct favori, quand tu sauras ce que c’est, un complément d'objet direct} avec toi, et ça, oui ça, ça mérite de prendre une pause d’écriture. Je pense que tu sais que papa t’aime beaucoup, à en juger les sourires pleins de gencives - et de deux dents depuis quelques semaines [Maintenant six dents avec une septième en route, p'tite mordeuse!] - que tu fais quand je te le dis.
Toutefois, ce n’est pas parce que papa n’a pas écrit qu’il n’a pas observé les bons côtés et les failles flagrantes des objets qui servent à t’aider à faire ton premier bout de chemin dans la vie. (Oui, le bout de chemin est une notion imagée. Papa ne veut pas être accusé d’avoir mal construit les bouts de chemin en-dehors de la maison où les autos roulent - j'ai consulté un avocat. Mais si tu es pour tomber dans un nid de poule, papa va t’attraper par le fond de culotte pour te sauver, pour ensuite lever la poule, prendre des oeufs et aller te faire un beauuuuuuuuu déjeuner).
Donc, avant d’ouvrir une autre parenthèse (ce qu’il ne devrait pas faire trop souvent... Oups!), Papa disait qu’il a continué à observer les objets, les outils, les machins et les gugusses qui servent à bâtir la base de ta pyramide de Maslow. Aussi, Papa a l’intention de jaspiner un peu sur des choses pour les grands que lui et/ou maman aiment ou n’aiment pas.
Il est sûr que Papa pourrait avoir d’autres moments d’absence prolongée sur le Net. C’est vrai que Papa n’a pas d’obligation contractuelle, de promesse de publication de livre ou de dépendance de livrer la marchandise à cause qu’un bandeau dans un journal invite les gens à venir lire la suite de quelque chose sur ce blogue. Mais Papa ne veut pas te voir arriver dans quelques années, les sourcis froncés, en brandissant le doigt pour me chicaner parce que je n’ai pas écrit assez souvent sur la Toile. [Mieux vaut tard que jamais!]
Donc, je fais faire de mon mieux pour ne pas te faire honte et essayer d’écrire au moins un billet par semaine. [Ça reste à voir...]
Sur ce, je vais aller écrire le prochain mot. Je t’aime ma fille!




